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Qu'est-ce qui ne va pas avec le commerce international? Avons-nous d'autres options?

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Depuis des années, les dirigeants du monde des affaires et du gouvernement nous chantent...

« La mondialisation n’est pas un choix, c’est un fait. »

« En donnant plus de liberté aux entreprises, elles contribueront à réduire la pauvreté. Les gouvernements ne doivent pas intervenir et laisser le marché prendre les décisions. »

« La mondialisation est irréversible ! »

La plupart des Canadiens — et des peuples à travers le monde — sont mieux avisés...

Ce qui s’est révélé une occasion en or pour les grandes entreprises et les investisseurs privés a tourné au vinaigre pour l’ensemble des Canadiens et l’intérêt public. Nos ressources et notre environnement sont menacés. Nos services publics tels que les soins de la santé sont réduits et privatisés. Nos emplois et la promesse d’un salaire décent diminuent de jour en jour.

Sur la scène mondiale, le gouvernement canadien est devenu un allié inconditionnel des États-Unis pour imposer l’adoption de ce modèle économique défaillant dans les pays récalcitrants du monde.

Nous croyons cependant qu’il est possible de parvenir à un Canada meilleur au sein d’un monde plus juste.

Pourquoi le libre-échange et la mondialisation économique ne répondent-ils pas aux besoins des gens ?

Ils favorisent les droits de l'entreprise plutôt que les droits communautaires.
Des ententes de libre-échange comme l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) accordent des droits particuliers aux grandes entreprises par le biais de “mécanismes derèglement des différends entre l’investisseur et les états.” Même si les entreprises ne signent pas ces ententes et ne sont pas obligées de les respecter, elles peuvent poursuivre les gouvernements si des lois d’intérêt public nuisent à leur marge de profit.

Ils élargissent l'écart entre les riches et les paucres.
De nombreux rapports des Nations Unies et de la Banque mondiale démontrent que l’écart entre les riches et les pauvres s’élargit entre les pays et à l’intérieur des pays. La tendance est particulièrement marquée aux É.-U. et au Canada, où 16 pour cent des enfants vivent sous le seuil de pauvreté. Pas étonnant donc que les études marquant le 10ième anniversaire de l’ALENA soulignent que le niveau de vie des Canadiens décline, que nos programmes sociaux sont réduits ou privatisés et que de plus en plus de gens travaillent à temps partiel dans des emplois précaires n’offrant que peu d’avantages sociaux.

Ils sapent la démocratie.
La plupart des ententes de libre-échange parlent en terme de “nécessité”, ce qui signifie que les règlements nationaux, provinciaux ou municipaux ne peuvent être “plus encombrants que nécessaire” aux intérêts commerciaux. Qui décide si les lois d’intérêt public sont “encombrantes” pour les affaires ? Pas nos représentants élus ! Ce sont plutôt des experts en commerce à Genève ou Washington qui prennent ce genre de décisions à huis clos.

Ils empêchent les gens de produire de la nourriture pour leur subsistance.
L’agriculture est un mode de vie et l’une des pierres d’assise de plusieurs communautés à travers le monde. Le libre-échange favorise la concentration de la production et augmente le pouvoir des multinationales. Les conglomérats agroalimentaires subventionnés font chuter le prix des denrées, dominent le marché avec leurs produits à rabais et acculent à la faillite des millions de paysans et de fermes familiales, tant dans les pays du Sud que du Nord.

Il y a d'autres options ! Voici comment nous pouvons commencer à changer les règles du jeu...

Protéger le patrimoine commun.
Les ententes de libre-échange accordent trop de pouvoirs aux entreprises et pas assez aux citoyens. L’eau, l’éducation, la culture et les services publics devraient faire partie du patrimoine commun et être exclus d’un système commercial basé sur les profits.

Renforcer et mettre en application les accords multilatéraux sur l'environnement et les droits de l'homme.
Les accords multilatéraux sur l’environnement et les droits de l’homme, comme la Convention sur la biodiversité ou la Déclaration universelle des droits de l’homme, devraient avoir préséance sur les ententes commerciales. Nous vivons dans un monde interdépendant et le Canada devrait se servir de ses liens avec les autres pays pour protéger l’environnement et améliorer la qualité de vie des populations.

Utiliser le lois nationales pour protéger les services publics.
Les gouvernements nationaux peuvent rédiger des lois pour protéger les services publics de l’acquisition par des entreprises à la recherche du seul profit. La constitution du Venezuela empêche la privatisation des services publics ; le Mexique protège ses ressources pétrolières et l’Uruguay a récemment modifié sa constitution afin de déclarer l’eau un droit humain.

Appuyer les économies locales.
Le libre-échange vise uniquement la croissance économique à travers les exportations, sacrifiant ainsi les petits fermiers et producteurs et les propriétaires de petites entreprises. Nous devrions encourager et appuyer le développement économique local et communautaire, qui permettent à la population de garder le contrôle de son gagne-pain et de sa communauté.

Voici comment vous pouvez contribuer à rendre le commerce plus juste :

À l’échelle locale

  • Achetez des produits locaux et appuyez des petites entreprises communautaires.
  • Encouragez l’agriculture locale, même en milieu urbain.
  • Envoyez des lettres aux journaux communautaires et nationaux afin d’expliquer pourquoi le commerce devrait être équitable pour tous.
  • Organisez une conférence avec d’autres groupes communautaires.

À l’échelle nationale

  • Encouragez vos amis et vos voisins à voter.
  • Communiquez avec votre député et demandez que le gouvernement canadien promulgue des politiques nationales qui excluront l’eau, l’énergie et les services publics des ententes commerciales.

À l’échelle internationale

  • Joignez-vous à la lutte pour renforcer les ententes internationales de protection de l’environnement, de la culture, de l’eau, des droits du travail et des droits humains.
  • Joignez-vous à des organismes qui défendent la justice sociale comme le Conseil des Canadiens.
  • Achetez des produits équitables.

Il y a d'autres options ! Aidez à rendre le commerce plus juste.

Illustré par : Tony Biddle

       
 

RENSEIGNEMENTS

Pour plus d'information sur le soutien au commerce équitable dans votre communauté, communiquez avec nous au inquiries@canadians.org ou composez le 1-800-387-7177.

 

   
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