COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Pour diffusion immédiate
15 juin 2011
Maude Barlow rencontre 25 ambassadeurs européens afin de discuter de ses préoccupations concernant le commerce entre le Canada et les États-Unis
Ottawa – Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens, a rencontré aujourd’hui l’ambassadeur de l’Union Européenne au Canada, Matthias Brinkmann, ainsi que 25 ambassadeurs de pays membres de l’Union Européenne, au bureau de la délégation de l’UE à Ottawa. Barlow a fait part de ses préoccupations concernant l’Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l’Europe. Ses préoccupations sont d’ailleurs partagées par plusieurs groupes au Canada et en Europe.
« J’ai dit clairement aux ambassadeurs que le Conseil des Canadiens était en faveur du commerce, mais que celui-ci doit être fait dans le respect de l’environnement et dans le but d’éliminer la pauvreté », dit Barlow. « Cependant, l’AECG n’est pas tellement axé sur le commerce, mais plutôt sur les restrictions imposées aux gouvernements relativement à ce qu’ils peuvent faire dans l’intérêt du public. »
Dans sa présentation aux ambassadeurs de l’UE, Barlow a expliqué les menaces que pose l’AECG aux services publics, à l’autonomie des municipalités, à la politique sur l’environnement, à la durabilité des soins de santé publics, aux droits des cultivateurs et à la politique sur les aliments au Canada et dans l’UE. Elle souligna la possibilité que les services d’eau potable soient inclus pour la première fois dans un accord de commerce canadien, ce qui aurait pour effet, selon une étude sur la durabilité menée par la Commission de l’UE, d’accentuer la pression sur les communautés canadiennes afin que celles-ci privatisent l’approvisionnement en eau et les systèmes de traitement.
« Le Canada a besoin d’investir environ 30 milliards $ dans son infrastructure, et en vertu de l’AECG, ces entreprises pourraient soumissionner ouvertement dans le but d’obtenir ces contrats, ce qui leur permettrait éventuellement de privatiser les services d’eau publics au Canada », affirma Barlow dans sa présentation aujourd’hui. « Il existe deux possibilités. Je crois que le gouvernement canadien est prêt à offrir l’eau potable, ce qui donnerait des munitions supplémentaires aux services des eaux en Europe, où plusieurs municipalités favorisent encore l‘approvisionnement d’eau public. »
Les ambassadeurs de l’UE ont été surpris que l’AECG n’ait pas suscité un plus grand débat au Canada. Un ambassadeur a dit à Barlow que son pays étudierait attentivement le processus de litige entre l’état et l’investisseur, que le Canada souhaite inclure dans la version finale de l’AECG. Barlow a dit aux ambassadeurs que les entreprises canadiennes « utiliseraient les accords tels que l’AECG pour abaisser les normes actuelles », en faisant référence aux lois de l’UE sur l’étiquetage des OMG, ainsi que l’interdiction concernant l’amiante et les produits dérivés du phoque, par exemple.
Une huitième ronde critique de négociations pour l’AECG aura lieu à Bruxelles du 11 au 15 juillet. Le Conseil des Canadiens se rendra à Bruxelles une troisième fois dans le cadre du Réseau pour le commerce juste afin de rencontrer les alliés européens et les membres du Parlement.
Pour de plus amples renseignements sur le Réseau pour le commerce : tradejustice.ca
Pour lire la déclaration de la société civile européenne contre l’AECG, cliquez ici.
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Pour de plus amples renseignements :
Dylan Penner, agent des médias: dpenner@canadians.org; (613) 795-8685; Twitter : @CouncilofCDNs
Pour de plus amples renseignements sur la campagne du Conseil des Canadiens contre l’AECG : www.canadians.org/aecg