Le Conseil des Canadiens demande l’arrêt immédiat du transport par rail de bitume après un déraillement et des explosions près de Gogama, en Ontario

9 mars, 2015
Communiqué de presse

Le Conseil des Canadiens demande au gouvernement fédéral de suspendre immédiatement le transport par rail de pétrole brut à la suite d'une série de déraillements et d’explosions. Tous ces incidents impliquaient les nouveaux wagons-citernes vantés par la ministre des Transports Lisa Raitt comme étant plus sécuritaires que ceux ayant explosé à Lac‑Mégantic provoquant la mort de 47 personnes.

« De toute évidence, les nouveaux wagons-citernes ne sont pas assez sécuritaires pour transporter des marchandises aussi dangereuses et explosives que du pétrole brut et du bitume dilué », déplore Mark Calzavara, organisateur pour la région de l’Ontario, du Québec et du Nunavut auprès du Conseil des Canadiens. « Le moment est venu de faire passer la vie humaine avant les profits et il est temps pour le gouvernement de mettre un terme aux convois ferroviaires dangereux qui traversent nos collectivités, nos quartiers et notre environnement. »

Le transport par rail de pétrole brut et de bitume dilué a augmenté de façon considérable au cours des dernières années. Cette situation est attribuable à l’excédent de pétrole en provenance des sables bitumineux de l’Alberta et des zones pétrolières de Bakken en Saskatchewan et du Dakota du Nord. En 2009, 500 wagons chargés de pétrole transigeaient sur les chemins de fer du Canada contre 160 000 wagons en 2013. Or, cette augmentation considérable du volume n’a pas été compensée par des capacités accrues d’inspection ni par aucune autre mesure de surveillance supplémentaire.

« Le gouvernement fédéral attend-il une autre catastrophe comparable à celle de Lac‑Mégantic pour passer à l’action? Ces wagons-citernes traversent des régions densément peuplées sur une base quotidienne où les services d’urgence ne sont pas prêts à intervenir en cas d’accident ferroviaire. Ils auraient besoin de formation et d’équipement spécialisé, y compris de grandes quantités de mousse extinctrice, pour éteindre un feu de pétrole brut », ajoute M. Calzavara. « Rien ne peut justifier faire courir un tel risque à autant de personnes. »

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Photo : DOT-111 Mulford