Le Conseil des Canadiens souligne le 1er anniversaire honteux de la fin de l'Accord sur la santé

31 mars, 2015
Communiqué de presse

OTTAWA — Un an après l’arrivée à terme de l’Accord sur le renouvellement des soins de santé, le Conseil des Canadiens souligne ce triste anniversaire en participant à la Journée nationale d’action pour un nouvel Accord sur la santé. Avec près de 50 rassemblements prévus dans l’ensemble du pays et des événements dans chaque province, les Canadiennes et les Canadiens et les Québécois et Québécoises expriment leur désir de protéger les soins de santé et d’en faire un enjeu déterminant pour les prochaines élections fédérales.

L’Accord sur la santé est un accord juridique entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires qui assure un financement stable et pluriannuel de la prestation des soins de santé en contrepartie de l’atteinte d’objectifs communs, notamment en ce qui a trait au temps d’attente.

« Le gouvernement fédéral continue d’ignorer l’appel des provinces, des territoires et des citoyens de l’ensemble du Canada à négocier un nouvel accord sur la santé », déplore Michael Butler, responsable de la campagne pour la santé auprès du Conseil des Canadiens. « Nous sommes confrontés à une nouvelle étape cruciale dans l’histoire de l’assurance-maladie. Les gens de tous les horizons souhaitent rappeler au gouvernement qu’ils appuient le régime universel d’assurance-maladie, qu’ils exigent un nouvel accord sur les soins de santé et qu’ils voteront pour de meilleurs soins de santé en 2015. »

Le gouvernement Harper a retranché 36 milliards de dollars au budget de la santé au cours des 10 dernières années ainsi que 16,5 milliards de dollars en paiements de péréquation fiscale en matière de santé. Depuis la fin de l’Accord, il y a un an, les conservateurs ont amputé le budget des soins de santé quelque 987 millions de dollars. Sans un nouvel accord sur la santé, il sera impossible de garantir des normes nationales, ce qui se traduira par des inégalités dans la prestation des soins de santé.

« Il faut protéger notre régime de soins de santé universel. C’est la seule manière de garantir des soins de santé de qualité à tous. Or, quand le gouvernement Harper s’attaque aux soins de santé, il ne fait que creuser les inégalités en matière d’accès aux soins de santé », prévient Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens.

Lorsqu’un manque de ressources financières affecte la qualité d’un service public, les gouvernements l’utilisent comme prétexte pour justifier la privatisation, au mépris des principes fondateurs de l’assurance-maladie.

« Nous ne voulons pas d’un pays où la qualité et la prestation des soins dépendent de notre lieu de résidence ou de notre capacité à payer », ajoute Mme Barlow. « Le gouvernement Harper s’est dérobé à ses responsabilités en matière de soins de santé, imputant sournoisement au budget de la santé des compressions de plusieurs milliards de dollars, qui n’entreront en vigueur qu’après les élections. Nous demandons aux partis de l’opposition de s’engager clairement à protéger, à renforcer et à élargir notre système de santé publique et à négocier un nouvel accord. »

L’an dernier, le Conseil des Canadiens a tenu 16 assemblées publiques dans le cadre de sa campagne pancanadienne « Sauvons nos soins de santé » visant à protéger, à renforcer et à élargir notre système de santé publique.

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