Le sondage de Recherche EKOS, octobre 2014

8 octobre, 2014
Document d’information

Communiqué de presse : Que le moratoire complet (GLOBAL FRACKDOWN) commence : la majorité des Canadiens veulent un moratoire sur la fracturation hydraulique, selon un sondage d'EKOS, le 8 octobre 2014

Les questions du sondage

  1. Comme vous le savez peut-être déjà, la fracturation hydraulique, ou hydrofracturation, est un processus par lequel du sable, de l’eau et des produits chimiques sont injectés dans le sol pour fracturer des formations rocheuses afin d’extraire du gaz naturel ou du pétrole.  Comment évalueriez-vous votre niveau de connaissance de la fracturation hydraulique? Diriez-vous que vous connaissez ce processus très bien, assez bien, assez peu ou pas du tout?
     
  2. Le gouvernement fédéral a récemment commandé une étude indépendante sur la fracturation hydraulique qui a mis en lumière des recherches scientifiques insuffisantes sur les fuites des puits de fracturation, la sécurité des produits chimiques utilisés et les répercussions à long terme de la fracturation. Est-ce que vous appuyez fortement, appuyez légèrement, vous opposez légèrement ou vous opposez fortement à ce qu'un moratoire national soit décrété sur la fracturation hydraulique jusqu'à ce que des recherches scientifiques prouvent que ce processus est sécuritaire?

Conscience de la fracturation hydraulique

Le sondage d’EKOS a trouvé que la grande majorité des Canadiens et Canadiennes considèrent qu’ils connaissent très bien ou assez bien la fracturation hydraulique. Voici une distribution de ces taux par région.

  • 67 % des personnes dans l’ensemble du Canada
  • 85 % des personnes des provinces atlantiques
  • 29 % des personnes du Québec
  • 75 % des personnes de l’Ontario
  • 76 % des personnes du Manitoba et  de la Saskatchewan
  • 83 % des personnes de l’Alberta
  • 82 % des personnes de la Colombie-Britannique ou des territoires

Appui à un moratoire

Le sondage EKOS montre qu’une majorité des Canadiens et Canadiennes appuient fortement ou légèrement un moratoire, peu importe la région où ils vivent. Voici la répartition des appuis des répondants au moratoire selon la région de résidence :

  • 70 % des personnes dans l’ensemble du Canada
  • 67 % des personnes des provinces atlantiques
  • 67 % des personnes du Québec
  • 75 % des personnes de l’Ontario
  • 71 % des personnes du Manitoba et Saskatchewan
  • 62 % des personnes de l’Alberta
  • 70 % des personnes de la Colombie-Britannique ou des territoires

Répartition des appuis à un moratoire selon les allégeances au fédéral

Le sondage d’EKOS a trouvé qu’une majorité des Canadiens appuie fortement ou légèrement un moratoire, quelle que soit leur affiliation politique, à l’exception des partisans du Parti conservateur.  Voici les pourcentages de répondants qui appuient fortement ou légèrement un moratoire, selon leur affiliation politique :

  • 78 % des partisans du Parti libéral
  • 49 % des partisans du  Parti conservateur
  • 87 % des partisans du Parti néo-démocrate
  • 75 % des partisans du Parti vert
  • 65 % des partisans du Bloc québécois
  • 34 % des partisans des autres partis

L’appui  à un moratoire est constant, quels que soient le genre, l’âge, la situation d’emploi et le revenu familial.

Genre

  • 68 % des hommes et 73 % des femmes appuient fortement ou légèrement un moratoire.

Âge

Tous les âges appuient fortement ou légèrement un moratoire avec la répartition suivante par groupe d’âges :

  • 76 % des personnes âgées de 18 à 34 ans
  • 69 % des personnes âgées de 35 à 44 ans
  • 68 % des personnes âgées de 45 à 54 ans
  • 70 % des personnes âgées de55 à 64 ans
  • 67 % des personnes de plus de 65 ans

Revenu familial

Dans toutes les tranches de revenu, la majorité absolue des personnes appuie un moratoire sur toute la fracturation hydraulique alors que l’appui est le plus fort chez les personnes qui gagnent entre 30 000 et 60 000 $ (75 %), et entre 60 000 et 100 000 $ (73 %).

Éducation

Dans tous les niveaux d’éducation, la majorité des gens appuient un moratoire sur toute fracturation hydraulique avec l’appui le plus fort chez les personnes ayant une formation universitaire (75 %).

Le sondage de Recherche EKOS est un sondage national auprès de 1 000 Canadiens et Canadiennes âgés de 18 ans et plus.  L’échantillon a compris la répartition régionale la suivante : Atlantique (83), Québec (234), Ontario (389) Manitoba/Saskatchewan (75), Alberta (119) et Colombie-Britannique et territoires (150).  La marge d’erreur pour un échantillon de cette grandeur est de +/- 3,1 %, 19 fois sur 20. Les résultats du sondage sont statistiquement fiables dans toutes les principales régions du Canada.  Les entrevues pour ce sondage de la firme de recherche EKOS ont été effectuées du 10 au 17 septembre 2014.