Nouveau rapport sur Énergie Est : un risque de rupture élevé lié à un piètre bilan

2 septembre, 2015
Communiqué de presse

Energie Est

OTTAWA – Les probabilités de rupture du pipeline Énergie Est de TransCanada sont de 15 pour cent, d'après un nouveau rapport publié par le Conseil des Canadiens, Quantification du risqué: calcul de la probabilité d’une rupture d’un pipeline d’Énergie Est. Ce taux de probabilité a été établi sur la base du bilan de sécurité de TransCanada pour les six dernières années, une période durant laquelle TransCanada a enregistré huit ruptures de pipeline.

« TransCanada a connu plus de ruptures de pipeline que toute autre entreprise au Canada et devrait être jugée sur ce bilan », affirme Mark Calzavara, organisateur régional pour l’Ontario auprès du Conseil des Canadiens. « Si Énergie Est est approuvé, ce ne sera plus qu'une question de temps avant qu'une rupture ne survienne. »

Si, dans la demande déposée auprès de l'Office national de l'énergie, TransCanada estime que le risque de rupture est considérablement moins élevé, c'est parce que l'entreprise a basé ses calculs sur la moyenne de l'industrie plutôt que sur son propre bilan.

Le rapport calcule également que près de 30 millions de litres de pétrole brut pourraient être déversés à la suite d'une rupture et qu'une fuite pouvant aller jusqu'à 2,6 millions de litres par jour pourrait ne pas être détectée par le système de surveillance de TransCanada. 

« Énergie Est ne comporte que des risques et aucun avantage pour les Canadiens », ajoute M. Calzavara. « Autoriser ce projet ferait augmenter nos émissions de gaz à effet de serre de 32 millions de tonnes par année – soit l'équivalent d'ajouter 7 millions de voitures sur nos routes. Nous devons cesser de bâtir des infrastructures pour l'énergie polluante si voulons protéger notre eau et notre climat. »

Le projet de pipeline Énergie Est transporterait du bitume dilué depuis les sables bitumineux de l'Alberta vers un port d'exportation situé au Nouveau‑Brunswick. TransCanada entend convertir un gazoduc vieux de 40 ans sur 3000 kilomètres, de l'Alberta et jusqu'en Ontario, et construire un nouveau pipeline pour couvrir les 1600 kilomètres restants.

Le rapport peut être consultée ici : http://canadians.org/fr/energieest-15pourcent

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Pour d’autre renseignements, contactez :

Mark Calzavara, Conseil des canadiens
416-319-6524 ou 416-979-5554