Partenariat transpacifique : l'échec des pourparlers sonne le glas du projet économique désastreux de Harper, d'après le Conseil des Canadiens

31 juillet, 2015
Communiqué de presse

OTTAWA – Les ministres des 12 nations prenant part aux négociations quasi secrètes entourant l'accord de Partenariat transpacifique (TPP) ont annoncé qu'ils n'étaient pas parvenus à un accord aujourd'hui. Le premier ministre Stephen Harper devait déclencher une élection dimanche ou lundi en soulignant la réussite de cet accord confidentiel. Le Conseil des Canadiens a déjà émis de nombreuses mises en garde quant aux conséquences désastreuses d'un éventuel accord.

« Il s'agit d'une victoire pour tous les citoyens ayant décrié cet accord », proclame Sujata Dey, responsable de campagne sur le commerce international auprès du Conseil des Canadiens. « Il faudra attendre encore longtemps avant de connaître les détails dantesques de l'accord, mais d'après le peu que nous avons pu apprendre grâce à WikiLeaks, il comprend la prise de contrôle du bien public par les multinationales. L'impasse des négociations pourrait signifier la fin de l'accord, et une victoire pour l'intérêt public dans le monde entier. »

De nombreuses rumeurs veulent cependant que l'accord ne soit pas adopté. Public Citizen, un regroupement citoyen américain ayant ses entrées au Capitole, affirme qu'il est pratiquement impossible que le Congrès adopte le Partenariat transpacifique avant la fin du mandat du président Obama, même si une entente avait été conclue aujourd'hui.

À ce jour, seul WikiLeaks a révélé certains chapitres de l'accord. Plusieurs députés n'ont pas eu accès à l'accord et les conseillers ayant reçu la cote de sécurité requise risquent des peines d'emprisonnement s'ils révèlent quoi que ce soit concernant cet accord.

Unifor, un important syndicat du secteur privé, vient de publier un rapport décrivant Harper comme l'un des pires gestionnaires de l'économie depuis la Seconde Guerre mondiale. Le rapport, intitulé Rhétorique et réalité : Évaluer le bilan économique du Canada sous le gouvernement Harper, est cinglant : « Depuis l’élection du gouvernement Harper en 2006, les exportations canadiennes ont à peine progressé (à un taux moyen de 0,3 % seulement par année). C’est de loin la pire performance d’un gouvernement depuis la guerre, et le Canada accuse maintenant d’importants déficits commerciaux annuels (étant donné que nos importations ont augmenté beaucoup plus rapidement que nos exportations). Pour accroître nos exportations, nous devons favoriser le développement des compétences canadiennes, des industries à valeur ajoutée et des entreprises prospères à l’échelle internationale, et non conclure davantage d’accords commerciaux favorables aux sociétés. »

« Les accords de libre-échange n'ont pas aidé les exportations canadiennes », ajoute Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. « Le Partenariat transpacifique n'aurait fait qu'accentuer le legs économique désastreux du gouvernement Harper. Heureusement, les parties n'ont pas pu parvenir à un accord à Maui. Le déclenchement d'une élection fédérale étant imminent, les Canadiens auront l'occasion de choisir une autre voie. »

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