TransCanada déterminée à forer dans la baie de Fundy sans avoir eu le feu vert pour le projet Énergie Est

27 août, 2015
Communiqué de presse

No Energy East march in Red Head

OTTAWA – Le projet de terminal pétrolier Énergie Est dans la baie de Fundy n'a pas été approuvé, ce qui n'empêche cependant pas TransCanada d'amorcer aujourd'hui même une série de forages exploratoires perturbateurs. Les forages géotechniques engendrent de la pollution marine par le bruit et s'accompagnent souvent du torchage des gaz – deux pratiques préjudiciables aux baleines et à d'autres espèces vivant dans l'eau et sur terre près de la zone de forage.

« TransCanada entreprend des forages dans la baie de Fundy en pleine période de pointe pour les oiseaux migrateurs et des espèces menacées comme la baleine franche qui se trouvent dans la région », déplore Lynaya Astephan, une résidente de Red Head, un hameau situé à un jet de pierre du lieu proposé pour le terminal Énergie Est de Saint John. « Non seulement le projet n'a-t-il pas été approuvé, mais l'Office national de l'énergie n'a même pas encore commencé les audiences. Il faut consulter les citoyens avant le début des travaux. »

L'Association de préservation de l'anse Anthony de Red Head (RHACPA), le Réseau environnemental du Nouveau‑Brunswick, la Première Nation Wolastoq ainsi que quatre chapitres locaux du Conseil des Canadiens réclament l'arrêt immédiat des forages.

« En tant que membre du grand conseil Wolastoq et de la Première Nation Wolastoq, je défendrai scrupuleusement la protection de nos terres, de nos eaux et de notre air », a dit Ron Tremblay, porte-parole du grand conseil Wolastoq. « La zone des forages fait partie de nos terres et de nos eaux traditionnelles; notre peuple y a toujours pêché, pratiqué la cueillette et prospéré grâce aux vastes réserves de nourriture et de plantes médicinales. Des dommages supplémentaires à la région ne peuvent qu'éroder davantage le territoire traditionnel de la nation Wolastoq. »

Le regroupement d'organismes réclame des consultations appropriées avec les Premières Nations et les résidents de la région ainsi qu'une évaluation environnementale approfondie avant le début de tous travaux préparatoires.

« Les entreprises ne devraient pas avoir le droit de forer d'abord, et de poser des questions ensuite », estime Mark D'Arcy, organisateur de la campagne Énergie Est au Nouveau‑Brunswick pour le Conseil des Canadiens. « Tâchons de ne pas répéter le fiasco du terminal de gaz naturel liquéfié de Canaport LNG, où 10 000 oiseaux chanteurs ont été tués par une torchère. L'Office national de l'énergie doit s'assurer que TransCanada travaille avec diligence. »

Les risques pour la vie marine et riveraine, particulièrement la fragile population de bélugas, étaient au cœur de la résistance contre le projet de TransCanada visant la construction d'un terminal pétrolier à Cacouna, au Québec. Le projet s'est heurté à une opposition massive des collectivités locales, puis de toute la province, et fut éventuellement abandonné.

Une coalition ponctuelle formée de 22 collectivités du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, de Premières Nations et de groupes écologiques signe une lettre  recommandée envoyée aujourd'hui à TransCanada, à l'Office national de l'énergie et à toutes les autorités municipales, provinciales et fédérales compétentes pour faire part de leurs exigences.

La lettre est accessible au lien suivant : http://bit.ly/boreholeLetter [en anglais].

 

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Renseignements :

Mark D’Arcy, Conseil des Canadiens : 506-292-7190

Lynaya Astephan, Association de préservation de l'anse Anthony de Red Head : 506-653-7959

Ron Tremblay, grand conseil Wolastoq : 506-455-1577

IMAGE : Robert van Waarden.