L'hormone de croissance bovine génétiquement modifiée (SBTR)

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Il y a de nombreuses années, le géant agrochimique Monsanto a créé une hormone de croissance bovine synthétique (SBTR) pour augmenter artificiellement la production du lait chez les vaches.

Si cela vous semble dangereux pour les vaches, vous avez raison. Les vaches qui reçoivent de la SBTR, une hormone qui les pousse à produire de façon non naturelle de grandes quantités de lait, souffrent de stress élevé et présentent une plus grande incidence d'infections des mamelles, de troubles de reproduction, d'enflures aux pattes et de morts prématurées.

Les chercheurs de Santé Canada s'inquiètent par ailleurs du fait que la SBTR puisse être transmise aux humains et qu'il n'y ait pas de recherches sur ses effets à long terme sur la santé, comme la stérilité, l'infertilité, les malformations à la naissance, le cancer et les conséquences immunologiques.

En réponse, le Conseil des Canadiens et ses sympathisants de tout le pays s'étaient regroupés pour mener une vaste compagne populaire qui avait réussi à convaincre le gouvernement du Canada d'éviter que cette hormone nocive soit injectée à nos vaches et se retrouve dans nos produits laitiers.

À ce jour, la SBTR n'est pas homologuée pour être utilisée au Canada. Cependant, des évènements récents pourraient faire en sorte qu'elle envahisse les épiceries dans tout le pays.

Aux États-Unis, les producteurs laitiers peuvent injecter de la SBTR à leurs vaches. Et maintenant, en vertu de l'ALENA 2.0, c'est-à-dire l'Accord États-Unis, Mexique, Canada (AEUMC), le Canada a ouvert comme jamais ses frontières au lait des États-Unis; un lait qui contient cette hormone synthétique et qui pourra être vendu dans nos épiceries à côté du lait sans SBTR de nos producteurs laitiers canadiens que des générations ont appris à connaître et auxquels nous faisons confiance.

Au même moment, le Canada est sur le point de ratifier l'Accord de partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP). Cet accord commercial d'envergure regroupant onze pays nous obligerait à ouvrir encore plus grandes nos portes à des produits laitiers importés d'autres pays qui, à l'instar des É.-U., autorisent l'utilisation de la SBTR.

La non-homologation de la SBTR au Canada n'est qu'une de nos nombreuses normes de sécurité élevées qui sont menacées par ces nouveaux accords commerciaux et le gouvernement du Canada doit adopter une position ferme pour la faire respecter.

Signez la pétition exhortant le premier ministre Trudeau d'empêcher l'entrée au Canada de cette hormone synthétique nocive.

Le fait que nous soyons à nouveau obligés de lutter contre l'entrée au Canada de la SBTR après tant d'années démontre que nous devons demeurer vigilants et nous opposer à des accords commerciaux qui nuisent à l'intérêt public. Nous avons déjà remporté la victoire contre la SBTR et, avec votre aide, nous y arriverons à nouveau.