
Intégration continentale
Le terme « d’intégration continentale » réfère à l’élimination de la frontière entre le Canada et les États-Unis. Pareille mesure toucherait à toutes les facettes : l’économie, les programmes sociaux, les ressources et l’environnement. L’intégration profonde est une harmonisation des politiques et des règlements portant sur les aliments que nous consommons, les articles que nous achetons et notre façon de vivre. C’est la création d’une nouvelle Amérique du Nord qui abolit la frontière entre le Canada et les États-Unis afin de promouvoir les intérêts commerciaux au nord de la frontière et d’apaiser les craintes en matière de sécurité au sud de la frontière.
Les grandes entreprises des deux côtés de la frontière poussent la création de liens économiques et politiques plus étroits avec les États-Unis. Dirigés au Canada par le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE) – un organisme qui représente les 150 plus grandes entreprises canadiennes – et appuyés par des groupes de réflexion de droite comme l’Institut C.D. Howe et l’Institut Fraser, ces groupes d’affaires font pression auprès du gouvernement canadien afin d’élimer les restrictions douanières et les différences de politique avec les É.-U. afin de faciliter les affaires.
Bien que l’intégration profonde existe sous plusieurs formes, telles que des accords de commerce non équitables, le défunt Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité, ou le périmètre de sécurité nord-américain récemment proposé, ses objectifs demeurent les mêmes : permettre aux sociétés d’exploiter leur entreprise des deux côtés de la frontière sans égard aux conséquences sur les citoyens, les programmes sociaux et l’environnement.
Publications
Accès Interdit : Le non-dit du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité, juillet 2007
Fiche d'information : Le projet sur le futur de l’Amérique du Nord 2025
Le Conseil des canadiens
Le Canada que nous voulons
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